Biographies

Suzanne Van Boxsom
Virginie Pfeiffer
Katadjak

Julen Achiary

Aujourd'hui installé à Toulouse, Julen Achiary n'en reste pas moins profondément attaché à sa région d'origine, le Pays Basque. Depuis son plus jeune âge, Julen a baigné dans la musique basque, non pas comme une musique figée et exclusive mais au contraire comme une musique d'ouverture, de rencontre et de transmission. Il est d'ailleurs le fruit de cette transmission puisqu'il s'est lui-même formé aux percussions et au chant auprès des plus grands : son père Beñat Achiary, chanteur basque et improvisateur, Bernard Lubat, multi-instrumentiste et jazzman de renom, Hyacinte Massamba, maître des percussions congolaises, ainsi que de nombreux autres artistes cotoyés lors des festivals Errobiko Festibala et Uzeste Musical.

Par tous les héritages qui sont les siens, Julen a construit une personnalité musicale unique, qu'il exprime notamment dans son groupe Yaninga, dans lequel il est à la fois compositeur, arrangeur, auteur, chanteur et percussionniste. Et, parce qu'il est un musicien sensible, capable de créer aux percussions mille sons différents, de chanter aussi intensément la douleur que l'allégresse, Julen est présent aussi bien dans des projets de free-jazz, musique congolaise, danse ou encore poésie. Il sait toujours trouver sa place et mettre la richesse de son jeu au service des autres.

« Pour moi, Möwenfutter est avant tout une aventure humaine ; la rencontre fertile de fortes personnalités animées d'une énergie créatrice rare… à la fois joyeuse, jeune et ambitieuse »

Sylvain Streiff

Né en 1983 à Chambéry, Sylvain Streiff a grandi en Allemagne, en Italie et en France, où ses études le mèneront à l'École Polytechnique puis à l'IRCAM. Ayant découvert la musique par le piano dans son enfance, il rencontre sa passion pour la guitare électrique à l'âge de quinze ans. Celle-ci le rattrape, et en 2008 il part se former au Berklee College of Music. De retour en France, avide de rencontres musicales, il joue standards de jazz et compositions dans les bars de Paris, mais se frotte également à la variété française auprès de Stéphane Armilhon ou à la pop électro avec Victoria Station.

Expérimentateur jusqu'au bout des doigts, il cherche les chemins mélodiques inconnus, explore les ambiguïtés harmoniques et la diversité des sonorités de la guitare électrique. On le voit ainsi tirer de sa guitare une palette de couleurs sonores aussi riche que déroutante en utilisant tour à tour archet de violon, pinces métalliques et tournevis. Une envie de défricher de nouveaux territoires également perceptible dans ses compositions, éléments essentiels de l'esthétique de Möwenfutter.

On parle trop souvent de musique accessible ou non. Je pense qu'il existe pour toute musique une façon de lui faire rencontrer un public plus large. Möwenfutter correspond à cette recherche d'un contact plus intense avec le public sans pour autant censurer nos envies de compositeurs et d'improvisateurs. »

Arno de Casanove

Originaire de Bayonne, puis ayant étudié à Sciences Po Bordeaux (dont il fut diplômé en 2009) et Berkeley, Arno de Casanove est installé à Paris depuis deux ans. Il est devenu en peu de temps un trompettiste très actif sur la scène jazz parisienne : New Morning, Baiser Salé, Sunset, Studio de l'Ermitage, l'Entrepôt, Fête de l'Huma. Que ce soit dans le jazz traditionnel et moderne, dans les projets expérimentaux ou dans les musiques du monde, Arno de Casanove apporte une sonorité et une identité immédiatement reconnaissables. S'appuyant sur une grande maîtrise technique provenant tout autant de la musique classique que du jazz (il a commencé à se produire en big band dès l'âge de douze ans), Arno de Casanove cherche sans cesse à renouveler son jeu, entre audace et émotion.

On a pu l'entendre avec les groupes et musiciens suivants au cours des deux dernières années : Sebastien Jimenez 5tet, OJJB Franck Tortiller, Baiser Salé Jazz Orchestra, Yaninga, Viktorija Gecyte, Dri'mm 6tet, César Poirier 6tet, Brice Wassi, Alain Jean-Marie, Vincent Bourgeyx.

Au-delà de son rôle d'instrumentiste, Arno s'affirme également comme un compositeur et arrangeur sensible, capable de composer et d'arranger pour des formations jazz, world ou électro autant que pour des créations originales telles que Möwenfutter.

« Möwenfutter correspond de manière absolue à ma conception de la démarche musicale : une recherche de formes nouvelles, un travail collectif sur le son, une envie de créer de l'émotion... Que ce soit comme musicien ou comme compositeur, c'est un projet auquel je crois profondément et dans lequel je prends un immense plaisir. »

Stéphane Le Dro

Originaire de Bretagne, Stéphane Le Dro a débuté la musique par la clarinette classique avant de commencer à se produire sur scène au sein de formations modernes de musiques traditionnelles bretonnes, avec lesquelles il découvre des scènes prestigieuses (Élysée-Montmartre, Grande Halle de La Villette, West-Belfast Festival).

En parallèle d'études scientifiques (DESS de Physique obtenu en 1997), il se tourne vers l'étude du jazz, au CNMD de Saint-Brieuc, puis au CIM à Paris (2007), où il perfectionne notamment son apprentissage du saxophone ténor. Sa maîtrise rythmique et sa présence scénique lui ont permis d'intégrer des formations de jazz, funk et rhythm'n'blues : HeatWave, Ze Big Band (avec le saxophoniste Ricky Ford), Philémon Régnauld Sextet, Funny Vibes etc. Attiré par les musiques du monde, il participe actuellement à Badumes Band (Ethio/jazz) et Zambrocal (Maloya/Funk).

Mais s'il est une rencontre qui a particulièrement marqué le parcours de Stéphane, c'est celle avec un instrument rare, à la fois exigeant et fascinant : la clarinette basse. En effet, bien que pratiquant le saxophone et la clarinette soprano, c'est à la clarinette basse que Stéphane donne sa pleine mesure : un son ample et généreux, une maîtrise des subtilités de l'instrument qui lui permet de transmettre une grande palette d'émotions dans ses improvisations.

« Je suis convaincu que la musique rassemble, dès lors qu'elle est jouée avec sincérité et émotion, et que les protagonistes parviennent à transmettre leur plaisir de jouer ensemble... Möwenfutter, c'est tout cela... Et plus encore car avec la vidéo, la mise en scène et l'éclairage, c'est une véritable immersion que nous offrons au spectateur. »

Suzanne Van Boxsom

Suzanne Van Boxsom a grandi dans le Nord. Adolescente, fascinée par les grands films spectaculaires comme ceux de Michael Mann ou de James Cameron, elle apprend à se servir du caméscope familial et passe le bac audiovisuel. Après deux années en classe préparatoire de lettres modernes elle acquiert une certitude : elle ne pourra pas faire sans cinéma. Suivent une formation théorique de recherche en études cinématographiques à l'université Paris-X Nanterre et un master professionnel en réalisation documentaire à l'université Lyon 2. C'est dans la filière montage qu'elle est finalement admise à La Fémis, où elle entame aujourd'hui sa quatrième et dernière année de formation.

Très sensible au contact avec le public, à la transmission et à la diffusion, elle est intervenue au sein de l'association Retour d'Image, qui travaille à rendre les films et la pratique cinématographique accessibles aux personnes déficientes sensorielles et motrices, ainsi qu'à la Cinémathèque Française ou encore au Forum des Images, où elle anime toujours des séances jeune public.

Lors de chaque montage, Suzanne garde à l'esprit l'émotion première des spectateurs et cherche à impressionner leur imaginaire. Pour la monteuse habituée à composer « à deux » avec les réalisateurs, le veejaying représente une nouvelle forme de montage plus intuitive, une occasion de confronter l'interaction des images à deux matières vivantes passionnantes, la musique et le spectateur.

« Dans la droite lignée des deux orientations qui composent mon profond attachement au cinéma, entre transmission et création, Möwenfutter représente une formidable expérience à la fois personnelle et collective. »

Virginie Pfeiffer

Virginie Pfeiffer commence à dessiner comme beaucoup, en écoutant sa « mèmère » lui raconter des histoires, mais contrairement à beaucoup, elle n'a plus jamais lâché ses crayons. Adolescente déjà, elle expose ses dessins hyperréalistes réalisés au crayon noir. C'est au lycée qu'elle découvre son outil de prédilection : la peinture acrylique. La voie des Beaux-Arts semble toute tracée : Virginie joue le jeu de l'art conceptuel et décroche son diplôme à Nancy en 2002. Ces années lui font surtout découvrir de nombreuses techniques de réalisation : sculpture, gravure, photo… Pourtant, c'est lors d'un échange avec l'Académie Royale des Beaux-Arts de Liège en 2001 qu'elle rencontre enfin le domaine qui sera le sien : l'illustration. Elle termine ses études à l'Académie, dans la classe de Jean-Jean.

Depuis, sa passion est devenue son métier. Elle a réalisé plusieurs affiches, notamment pour le festival « Jazz à Beaune », et publié trois albums, dont « Op mijn bord » aux éditions Clavis de Bruxelles et le « Grand Livre des grenouilles et des crapauds aussi », paru Noël dernier aux éditions Petit à Petit du groupe Lamartinière/Le Seuil. Et parce que le savoir-faire et la passion se transmettent, Virginie forme les étudiants de la section « Illustration, livre et design graphique » à l'Académie de Liège auprès du professeur Paul Mahoux.

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