Le Spectacle - Synopsis

Tableau I : Le vol inaugural de la mouette

illustration du vol de la mouette

La mouette dans son milieu naturel : la mer. Survolant de larges étendues, vivant au gré des vagues, des vents et des saisons, elle se nourrit de poisson, le plus naturel des Möwenfutter.

Tableau II : La décharge, asile des rejetés

illustration de la décharge

En se rapprochant du monde des hommes, la mouette arrive dans une décharge colonisée par des milliers d'autres mouettes ainsi que par quelques hommes vivant en marge de la société. Dans cet environnement hostile, rebut du monde moderne, le Möwenfutter n'est plus le poisson ; ce sont les déchets des Hommes.

Tableau III : L'homme seul face à lui-même

illustration de l'homme et de la mouette

La mouette vole jusqu'à une zone résidentielle et atterrit dans le jardin d'un homme. Déconcerté par cette incursion de la nature dans son espace vital, le citadin tente de retrouver une forme de communion avec celle-ci mais échoue. Une mélodie douce-amère illustre son incapacité à développer un rapport sensible au monde qui l'entoure.

Tableau IV : La ville, microcosme géant

illustration de la ville

La mouette quitte l'homme seul et survole la ville. Elle y voit un fourmillement chaotique : hommes et transports semblent s'y déplacer de manière aléatoire, dans un mouvement perpétuel poétique. La mouette plonge ensuite au coeur de la ville, dans un tourbillon de visages, de bruits, d'odeurs. La ville apparaît comme un organisme vivant qui répond à sa logique propre.

Tableau V : Le cycle du poisson, d'un Möwenfutter à l'autre

illustration du cycle du poisson

Dans ce tableau, c'est toute la complexité du Möwenfutter qui est questionnée. Au commencement poisson pêché en masse, au rythme d'un chant de marin ; puis conditionné en usine, mis en boîte et vendu dans le monde entier. Une de ces boîtes de conserve se retrouve finalement dans une décharge, pour y être désossée par une mouette. Cette mouette mange encore du poisson, mais qu'a-t-il en commun avec celui qu'elle pêchait ?

Tableau VI : La Nature Puissance

illustration de la nature

Après les questionnements suscités par le cycle du poisson, la mouette retrouve le milieu naturel, loin des Hommes. On s'abandonne à une mélodie paisible, au gré des forêts et des vents. Et peu à peu la mélodie se fait plus puissante, plus intense. La Nature n'est plus un élément passif, elle est une entité à part entière, fascinante, d'une force et d'une puissance magistrales.

Tableau VII : La banquise, les Inuits et l'Homme moderne

illustration de la banquise

Même dans les environnements les plus préservés en apparence, la menace de l'Homme moderne est bel et bien présente. Dans la banquise, un navire surgit. Des hommes en descendent et exécutent un à un tous les habitants d'un village inuit. Ce paroxysme de violence symbolise la propension du modèle occidental à réduire à néant les cultures et modes de vie qui lui sont étrangers et à s'attaquer aux plus vulnérables.

Tableau VIII : La Valse des Planètes

illustration de la valse cosmique

Encore sous le choc de ce déchaînement de violence, la mouette prend brusquement de la hauteur. La Terre n'est plus qu'une planète parmi d'autres, perdue dans la pénombre et le silence de l'Univers. Chacun interprétera à sa manière cette mise en perspective soudaine. Nihilisme cynique ou universalisme bienveillant ? La musique, paisible mais étrange, propose ce questionnement quant à la place de chaque élément (homme, nature, mouette...) dans le grand Tout.

retour en haut